proprietes bretonne - Breizh Biens

Une maison néo-bretonne est une des innombrables maisons pavillonnaires construites depuis les années 1960 partout en Bretagne, y compris une grande partie de la Loire-Atlantique et immédiatement reconnaissables à leurs toitures en ardoise à double pente, leurs murs blancs, et leurs massifs encadrements de portes et de fenêtres en granit.

Cette maison est souvent édifiée au sein d'un lotissement, mais on la retrouve un peu partout sur le territoire breton, tant aux pourtours des principales villes que dans les communes rurales.

Cet habitat individuel cherche à conjuguer différents critères : semi-industrialisation de la construction (parpaings de béton, présence d'éléments normalisés) afin d'en réduire le coût et rendre ce logement accessible au plus grand nombre (notamment les jeunes couples), ou en tout cas aux classes moyennes, présence du confort moderne (dans une contrée où jusqu'à cette époque les logements anciens étaient souvent sous-équipés) et adaptation au style régional. On retrouve, à des degrés divers, ce dernier souci dans la plupart des régions françaises, d'autant plus quand elles sont périphériques et/ou avec une identité culturelle affirmée, (par exemple en Provence, où à partir de la même époque beaucoup de pavillons sont censés s'inspirer du mas, avec toiture en tuiles et murs ocre), mais en Bretagne le modèle local, « ardoise-blancheur-granit », s'impose avec une force particulière. Dans l'entre-deux-guerres, des tentatives avaient été déjà faites, pour créer un style architectural moderne breton, notamment par Olier Mordrel et Morvan Marchal, mais il s'agissait de réalisations très modernistes, à usages professionnels ou pour des clients fortunés.

La maison néo-bretonne actuelle (comme l'avait fait dans une certaine mesure l'architecture balnéaire locale au début du xxe siècle) reprend plus directement les codes traditionnels, notamment ceux des îles bretonnes, au risque de pouvoir être considérée comme une architecture passéiste, de cliché, voire de pastiche. Du fait de sa très large diffusion, elle a cependant acquis, pour le meilleur et pour le pire, le statut d'élément caractéristique du paysage breton contemporain. Elle est donc devenue, malgré un lien très éloigné avec les architectures traditionnelles de toute la Bretagne, un symbole de l'architecture régionale.


LongereLa longère est, en architecture rurale, une habitation étroite, à développement en longueur selon l’axe de la faîtière, aux accès généralement en gouttereau (mais parfois en pignon). Répandues dans de nombreuses régions françaises, les longères étaient de manière générale l'habitat des petits paysans et artisans.

Cette acception coexiste avec celle, toujours employée, « de mur long » ou « mur gouttereau » d’un édifice, que ce soit une église ou une maison, en Basse-Bretagne. Pour une maison rurale, on parle de la « longère de devant » pour désigner le gouttereau-façade, par opposition à la « longère de derrière » pour désigner le gouttereau arrière.

Une autre acception est celle, dans la langue des géographes, de « rangée » ou « alignement » de logis contigus – avec pour synonymes « hameau-rangée » ou « barre » –, désignant un type d'habitat rural en Bretagne associé à des champs ouverts, en lanières ou rubans, exploités communautairement jusque dans la deuxième moitié du xixe siècle.


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